[...] Le désir est tourné vers le passé; l'individu veut la restauration du plaisir qu'il a éprouvé une première fois. [...] Ce qui est visé dans le désir, c'est la jouissance. Une présence immédiate, une complétude que Lacan, après Freud, nomme la Chose (das Ding), autrement dit cela qui ne peut être nommé. L 'Homme étant parlant, son désir ne peut se faire que sur le mode symbolique du langage, par conséquent, il ne peut jamais atteindre l'objet l'objet de sa jouissance; autrement dit, parce que sa jouissance se porte sur des objets phénoménaux qui ne sont pas à proprement parler des objets du désir, il ne peut qu'être confronté à l'insatisfaction. Mais cette insatisfaction permet de relancer le désir, c'est à dire que si la Chose était quelque chose dont on pourrait jouir, il n'y aurait plus de désir. La jouissance est donc bien visée dans le désir, mais elle demeure inatteignable, mieux, interdite.
La Chose est en effet une béance qui fait que chaque objet est insatisfaisant. Ainsi, après la jouissance de chaque objet, le désir est donc relancé vers un autre par la dynamique dont procède la Chose, elle est donc entre deux objets du désir, ces objets qui ne peuvent être que ''dits''. Elle est ''inter-dite''. Ce vide impénétrable de la chose, ce manque perpétuel est donc constitutif du désir.
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De quoi manque-t-on? Quel est cet objet perdu et absolument irrécupérable?
Wikipedia; le désir (extrait)